Conférence du désarmement - déclaration UE à propos de la présidence de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) en séance plénière (Genève, 2 juin 2022) [en]

La Conférence du désarmement est présidée par rotation, suivant l’ordre alphabétique de ses États membres. Du 30 mai 2022 au 24 juin 2022, la République populaire démocratique de Corée assure la présidence de l’enceinte.

La France s’est jointe à une déclaration au nom de l’Union européenne.

Traduction de courtoisie

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de m’exprimer au nom de l’Union européenne.

Les pays candidats - la République de Macédoine du Nord, le Monténégro*, la Serbie* et l’Albanie*, le pays du processus de stabilisation et d’association et candidat potentiel - la Bosnie-Herzégovine, le pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE) et membre de l’Espace économique européen - la Norvège, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie et la Géorgie se rallient à la présente déclaration.

L’UE et ses États membres s’associent à la déclaration commune que vient de faire l’Australie. En outre, l’UE souhaite exprimer sa position sur les violations du droit international commises par la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

L’UE condamne fermement les tirs de missiles balistiques que la RPDC a effectués en nombre sans précédent depuis le début de cette année. La RPDC continue de développer ses systèmes d’armes illégaux, y compris les lancements de nouveaux types de missiles. L’UE condamne en outre la reprise des activités sur plusieurs sites nucléaires de la RPDC, y compris les travaux de construction sur le site d’essai de Punggye-ri. Ces actions constituent une menace pour la stabilité régionale, la paix et la sécurité internationales.

L’UE demande à la RPDC de cesser ses actions déstabilisatrices, de respecter les obligations internationales que lui incombent de multiples résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et de reprendre un dialogue crédible et constructif avec la communauté internationale. La communauté internationale n’acceptera jamais que la RPDC soit un État doté de l’arme nucléaire en vertu du traité de non-prolifération. La voie que la RPDC doit suivre est claire et il n’y a pas d’alternative : la RPDC doit signer et ratifier le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), se conformer à nouveau pleinement à ses obligations au titre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) en tant qu’État non doté d’armes nucléaires, se conformer pleinement à l’accord de garanties généralisées de l’AIEA, mettre en vigueur le protocole additionnel à cet accord et éliminer toutes ses armes nucléaires, toutes autres armes de destruction massive et abandonner les programmes nucléaires et de missiles balistiques existants, de manière complète, vérifiable et irréversible.

Tant que la RPDC ne respectera pas les obligations que lui incombent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, l’UE continuera à appliquer des sanctions strictes et nous encourageons tous les membres des Nations unies à faire de même. Les violations flagrantes par la RPDC des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, par le biais du développement de sa technologie nucléaire et de ses missiles balistiques et de tout autre programme d’armes de destruction massive en violation du droit international, détournent des ressources de sa propre population, empêchent son développement économique et compromettent le bien-être de son peuple. L’UE exhorte la RPDC à entamer des discussions sérieuses avec toutes les parties concernées afin de construire les bases d’une paix et d’une sécurité durables et à prendre des mesures visant à parvenir à une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne. L’UE est prête à soutenir tout processus diplomatique sérieux.

Nous respectons pleinement l’article 9 du règlement intérieur, qui stipule que la présidence de la Conférence du désarmement est assurée par rotation entre tous ses membres, dans l’ordre alphabétique. Compte tenu des profondes violations répétées de ses obligations en matière de non-prolifération et de désarmement, nous avons décidé d’exprimer notre vive inquiétude par une représentation plus faible de tous les États membres de l’UE pendant la présidence de la RPDC jusqu’au 24 juin 2022.

Je vous remercie./.

* La République de Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie et l’Albanie continuent de faire partie du processus de stabilisation et d’association.

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publié le 03/06/2022

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