Convention d’ottawa - Intervention générale de M. Yves MAREK Ambassadeur, Secrétaire général de la commission nationale pour l’élimination des mines antipersonnel

Intervention générale de M. Yves MAREK, Ambassadeur, Secrétaire général de la commission nationale pour l’élimination des mines antipersonnel à l’occasion de la réunion intersessions de la Convention d’Ottawa (30 juin au 2 juillet 2020, en ligne)

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Monsieur le Président,

Permettez-moi tout d’abord de vous féliciter pour votre accession à la présidence de la Convention et pour vous remercier des efforts accomplis depuis le début de cette année, notamment afin de garantir le bon déroulement des réunions intersessions et ce, dans le respect des règles du multilatéralisme et du multilinguisme, en dépit de la situation exceptionnelle que nous traversons actuellement. Dans ce contexte, nous vous remercions, Monsieur le Président, d’avoir pris les mesures nécessaires pour assurer l’interprétation de cette réunion, malgré son format virtuel, dans les six langues des Nations unies.

La France a toujours été fermement engagée en matière de désarmement et entend bien poursuivre son action en faveur de la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel dans tous ses aspects. Nous nous sommes à ce titre toujours acquittés de notre contribution obligatoire au budget de la Convention et ce, dans les délais impartis.

Ainsi, et pour ne pas pénaliser les travaux de la Convention, vous recevrez prochainement la contribution de la France au fonds de la Convention pour l’année 2020.

Toutefois, comme nous l’avons rappelé dans un courrier adressé à la présidence le 7 avril dernier, nous déplorons le fait que de nombreux documents n’aient pas été traduits dans les six langues des Nations unies, parmi lesquelles plusieurs documents officiels de la dernière Conférence d’examen. Ces pratiques pénalisent les pays non anglophones et nuisent par conséquent à la mise en œuvre effective de la Convention pour les buts que tous nous poursuivons.

En conclusion, alors que nous sommes aujourd’hui au début du processus intersessionnel de la Convention, permettez-moi, Monsieur le Président, de réaffirmer l’attachement profond de la France aux règles du multilatéralisme et de rappeler en ce sens l’importance du multilinguisme qui ne saurait être, en aucun cas, optionnel.

Je vous remercie.

publié le 03/07/2020

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