Déclaration de la délégation française.

Monsieur le Président,

Permettez moi de vous féliciter pour l’accession à votre fonction, et de vous remercier de la manière dont vous avez conduit nos débats, ce qui nous a sans aucun doute permis des échanges nourris et d’une grande qualité.
La position de la France sur la question des mamaps est bien connue : en 2006, mon pays avait regretté que la 3ème conférence de révision de la Convention sur certaines armes classiques ne soit pas parvenue à aboutir à un résultat concret sur les mines autres que les mines antipersonnel. Déjà, à l’époque, nous avions souligné l’impératif d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations humanitaires liées à l’utilisation irresponsable de ces armes, tout en préservant les intérêts essentiels de sécurité et de défense des Etats. Cette logique est au cœur de la convention de 1980 sur certaines armes classiques et de ses protocoles. Comme vous le savez, la France y attache la plus grande importance.
Toujours préoccupée par l’utilisation irresponsable de ces armes, la France se félicite que la question des mamaps ait été remise à l’ordre du jour de la Convention sur certaines armes classiques.

Monsieur le président,

Nos débats ont été riches, intenses, et très constructifs. Je pense que nous avons tous beaucoup appris sur cette thématique durant ces trois jours, nous permettant de l’aborder de manière beaucoup plus précise et dynamique. Des différences d’appréciations existent, mais la CCW doit nous permettre de rapprocher toutes les positions.
Notre forum s’est hélas dessaisi de cette question durant trop longtemps pour que nous ayons eu la possibilité de l’épuiser en trois jours. Au vu du résultat de ces discussions, il nous semble très important d’envisager de les continuer dans le futur, afin d’approfondir nos débats, qui peuvent parfois devenir très techniques, et d’améliorer notre compréhension des différences de perceptions dans la salle.

Nous avons abordé de nombreux sujets dont les paramètres peuvent évoluer rapidement, tels que les avancées technologiques, la question des transferts, l’assistance aux victimes, ou les acteurs non étatiques. Il nous semble donc important de pouvoir nous réunir à nouveau afin de maintenir un niveau d’information satisfaisant sur de tels changements.

Pour toutes ces raisons, la France est très satisfaite du résultat global de cette réunion d’experts, et accueillerait très favorablement son éventuel renouvellement pour l’année prochaine.

Alors que notre rencontre touche à sa fin, la France souhaite vous remercier de la conviction avec laquelle vous avez accompli votre tâche, ainsi que de vos efforts pour assurer des consultations d’une grande qualité.

Je vous remercie.

publié le 13/12/2012

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