La France en faveur de l’interdiction de toutes les armes à sous-munitions

Bernard Kouchner s’est rendu, à Oslo, le 3 décembre, pour signer la Convention sur les armes à sous-munitions. La délégation française comprenait en particulier Christiane Taubira, députée de Guyane, et Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice représentant les Français établis hors de France.

Après le consensus obtenu lors de la Conférence de Dublin au mois de mai 2008, cette cérémonie de signature a marqué l’aboutissement d’un processus lancé en février 2007 à Oslo par 46 pays, dont la France, pour négocier un traité interdisant toutes les armes à sous-munitions définies comme inacceptables car causant des dommages humanitaires aux populations civiles.

La Convention, qui a été signée le 3 décembre, prévoit des avancées importantes en matière de dépollution et d’assistance aux victimes.

En mai dernier, à Dublin, la France avait décidé de retirer du service opérationnel la roquette M26.

La France, déterminée à entretenir cette dynamique, a décidé le retrait immédiat du service opérationnel des obus de 155 mm à grenades (O.G.R.). Par ce geste significatif, cela avant même la cérémonie de signature qui s’est tenue le 3 décembre à Oslo, notre pays renonce à la totalité des armes visées par la Convention et s’engage à leur destruction.

Depuis la conférence d’Oslo, en février 2007, la France a joué un rôle clé de facilitateur entre affectés et Etats possesseurs, pays industrialisés et pays en développement, gouvernements et ONG, pour que ce traité soit le plus efficace possible sur le plan humanitaire. Elle s’est mobilisée pour rallier le plus grand nombre de pays à ce traité. La France a défendu une position sans ambiguïté : l’interdiction de toutes les armes à sous-munitions inacceptables en raison des dommages humanitaires qu’elles causent.

publié le 30/03/2011

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