Le saviez-vous ? La participation de la France aux prédécesseurs de la Conférence du désarmement [en]

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Le saviez-vous ?

En avril 1962, Le Monde Diplomatique titrait « La Conférence du désarment, Genève sans la France ». La Conférence du désarmement actuelle est l’héritière d’autres forums instigués durant la Guerre Froide, auxquels la France refusait de participer.

La Conférence du Désarmement, créée en 1978 par la session extraordinaire de l’Assemblée générale de Nations Unies consacrée au désarmement, est l’héritière de plusieurs autres enceintes relatives au désarmement instiguées durant la Guerre Froide.

En 1962 était institué par les Etats-Unis et l’URSS le Comité des 18 puissances sur le désarmement à Genève. Ces 18 membres représentaient alors le camp occidental, le camp soviétique et le camp non-aligné. La France refusa de participer aux travaux de ce comité qu’elle jugeait trop soumise à l’influence des deux grands.

En 1969, le Comité fut élargi et se transforma en Conférence du Comité du désarmement. Comprenant 26 membres, elle était co-présidée par les États-Unis et l’URSS. Les travaux de la Conférence étaient déjà menés sous l’impulsion de groupes régionaux. Les délégations des Etats participants se regroupaient en dehors de la Conférence afin de préparer des prises de positions communes présentées ensuite lors des sessions formelles de la Conférence. Ce mécanisme fonctionne encore aujourd’hui. En 1975, La Conférence accueillit de nouveaux membres et se composait désormais de 31 membres. La France continua cependant de plaider pour un organisme s’inscrivant dans un esprit d’universalité, à la composition ouverte, à la participation égalitaire et rattaché au système des Nations unies.

Il fallut attendre 1978 pour que la France devienne l’un des 40 membres du Comité du désarmement instituée par la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies de 1978 consacrée au désarmement. En 1982, le Comité est renommé Conférence du désarmement. La présidence de la Conférence devient tournante, les décisions sont basées sur le consensus et la négociation de traités relatifs au désarmement peut enfin avancer.

La Conférence du désarmement compte aujourd’hui 65 membres et la France participe activement aux travaux de ce forum multilatéral unique de négociation sur le désarmement.

publié le 10/06/2020

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