Mines antipersonnel, un combat toujours d’actualité (4 avril 2018) [en]

Alors que les mines et restes explosifs de guerre font encore une victime toutes les deux heures dans le monde, journée internationale de sensibilisation aux dangers des mines, le 4 avril, est l’occasion de réaffirmer l’importance accordée par la France à la lutte contre les mines antipersonnel et autres restes explosifs de guerre.

Les mines, obstacles à la reconstruction

Les mines et les restes explosifs de guerre, par le risque qu’ils représentent, constituent un réel obstacle au retour des populations vulnérables déplacées et réfugiées à la stabilisation, et à la reconstruction des pays ayant traversé un conflit. Cela est en particulier visible dans les zones où s’est déroulée durant plusieurs années la lutte contre Daech. Aujourd’hui encore, la Syrie compte près de 6 millions de déplacés internes tandis que l’Irak en dénombre plus de 2.5 millions. Mais d’autres pays sont concernés par la problématique des mines comme la Colombie, la Libye, le Liban, le Palestine ainsi que plusieurs pays d’Afrique (Bénin, Sénégal, Mauritanie, Guinée).

L’engagement de la France pour un monde libre de mines en 2025

L’objectif d’un monde libre de mines, fixé en 2014 par la convention d’Ottawa (adoptée en 1997 et interdisant les mines antipersonnel) renforce la détermination de la France, engagée depuis plus de 20 ans dans la lutte contre les mines antipersonnel. En plus de son action diplomatique, la France agit pour réduire le nombre de victimes et accompagne grâce à son expertise et à ses actions d’assistance et de formation, de nombreux pays afin qu’ils puissent se déclarer « libres de mines ». La lutte contre les mines antipersonnel s’inscrit par ailleurs dans le cadre de la lutte plus large contre les restes explosifs de guerre, notamment les armes à sous-munitions. La convention d’Oslo (adoptée en 2008 et interdisant les armes à sous-munitions) participe ainsi elle aussi à la poursuite de l’objectif d’un monde sans mines en 2025.

La France mène de nombreuses actions de sensibilisation et de déminage humanitaire afin de permettre le retour des populations déplacées et réfugiées les plus vulnérables. En 2017, l’action de la Mission pour la stabilisation du Centre de crise et de soutien (CDCS) en partenariat avec des ONG et organisations internationales expertes du déminage humanitaire a permis, à titre d’exemple, la destruction de plus d’un millier de mines et restes explosifs de guerre, et le retour dans leurs villages de plusieurs centaines de familles en Irak et en Syrie.
Grâce à une expertise internationalement reconnue, le CDCS et la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) dispensent aussi des formations et participent au renforcement des structures nationales ou régionales de coordination de la lutte anti-mines. Cela s’illustre notamment par un soutien actif apporté aux centres d’expertise et de formation à vocation régionale du Liban et du Bénin et par une mise à disposition de coopérants et d’experts confirmés (sécurité civile, armées…).

Crédit photo : defense.gouv.fr

Voir aussi : France Diplomatie-> https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/desarmement-et-non-proliferation/la-france-et-l-elimination-des-mines-antipersonnel/article/les-mines-antipersonnel-un-combat-toujours-d-actualite]

publié le 11/04/2018

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