Réunion du groupe d’experts du protocole amendé II de la Convention sur certaines armes classiques

PNGLa réunion du groupe d’experts du protocole amendé II de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC) s’est tenue mardi 29 et mercredi 30 septembre à Genève, sous la présidence de l’Ambassadrice des Philippines Maria Teresa Almojuela. La France se félicite de la tenue de cette réunion, dans les circonstances actuelles de la pandémie de COVID 19 et malgré des moyens financiers limités. Celle-ci a permis aux Hautes Parties Contractantes d’échanger de façon inclusive, transparente et interactive, notamment au travers des présentations très substantielles de plus de vingt experts du monde entier grâce à des interventions préenregistrées.

La France a assuré, avec la Colombie, la coordination de la partie sur les engins explosifs improvisés (EEI) de cette réunion. Les discussions se sont articulées autour de trois thèmes principaux : les nouveaux types d’EEI, les méthodes de déminage et la protection des civils. Experts et Hautes Parties Contractantes ont pu échanger leurs points de vue sur ces sujets.

La question des EEI est complexe et appelle à une approche globale. De très nombreux pays sont touchés par ce fléau qui entraîne d’importants dégâts humains. À titre d’exemple, sur les 10 000 enfants tués ou blessés par des armes en 2018, 25% l’ont été par des EEI. De même, 60% des casques bleus blessés ou tués au Mali ont été victimes d’EEI.

Afin de lutter contre les EEI, plusieurs initiatives ont été présentées. L’UNIDIR a notamment exposé son outil d’auto-évaluation de lutte contre les EEI (Counter-IED Self-Assesment Tool), que la France a cofinancé. Cet outil a pour objet d’aider les Etats à élaborer des lignes d’actions nationales cohérentes pour faire face à la menace que représentent les EEI. Par ailleurs, une nouvelle version du questionnaire sur les EEI a été présentée. Ce questionnaire vise à favoriser les échanges entre Hautes Parties Contractantes. La France encourage toutes les Hautes Parties Contractantes à utiliser tant l’outil d’auto-évaluation que le questionnaire afin de faire avancer la lutte contre les EEI.

publié le 02/10/2020

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